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Déclaration auto-entrepreneur et coronavirus : comment s'y prendre ?

Déclaration auto-entrepreneur et coronavirus : comment s'y prendre ?

Avec des formalités très simplifiées, l’auto-entrepreneuriat est aujourd’hui en pleine expansion en France. En effet, à en croire les chiffres de l’INSEE, 386 326 de micro-entreprises ont vu le jour en 2019. Ce nouveau régime attire davantage des porteurs de projets. Cependant face à la crise du Covid-19, la grande majorité des micro-entreprises sont aux arrêts. Le chiffre d’affaires s’annonce sombre. Face à cette réalité, les micro-entrepreneurs ont le soutien du gouvernement pour alléger les conséquences du coronavirus.

Comment devenir un auto-entrepreneur ?

Comme signalé plus haut, le statut de l’auto-entrepreneur regorge de nombreuses simplifications dans les procédures administratives. Ce régime est ouvert à toutes catégories de personnes sans discrimination aucune. Comment devenir un auto-entrepreneur ? Pour devenir un auto-entrepreneur, vous devez déclarer votre activité au Centre de Formalité des Entreprises avisée. L’Urssaf s’occupe d’activité libérale, la CCI pour celles commerciales et la CMA pour l’activité artisanale ou commerciale et artisanale.

Quelles sont les aides apportées aux auto-entrepreneurs en cette période de crise ?

Toutes les auto-entreprises qui ont été affectées par les conséquences du virus bénéficieront des aides de la part du gouvernement. En effet, des fonds de solidarité ont été mis en place pour soutenir ces dernières. Le montant s’élève à 1 500 euros. Cependant, il existe bien des critères de sélections pour bénéficier de cette aide. Sont visés par cette aide, les micro-entreprises qui ont fermé leur porte et celles dont le chiffre d’affaires est moins de 50 %.

Si votre auto-entreprise se retrouve dans l’un des cas suscités, rendez-vous sur le site de la DGFiP pour lancer la demande. Néanmoins, les artisans et les commerçants dont l’activité a été fauchée par la pandémie bénéficieront d’une somme de 1 250 euros. Après une sélection, ce montant leur sera versé directement par l’Urssaf sans démarche. Par ailleurs, ils bénéficieront au même titre que les autres auto-entrepreneurs du fond de solidarité. Tous les auto-entrepreneurs peuvent payer leur cotisation après la même échéance.

Qu’est-ce qu’un auto-entrepreneur ?

Avant toute approche de définition, il faut dire que l’auto-entrepreneuriat est un régime français qui a vu le jour en 2008. On appelle auto-entrepreneur toute personne physique qui exerce une activité commerciale, libérale ou artisanale. Cette activité peut être exercée à titre complémentaire ou principal. L’auto-entreprise bénéficie donc du régime social et fiscal moindre que les entreprises ordinaires. Il existe cependant un seuil de chiffre d’affaires à ne pas franchir quand on est auto-entrepreneur.

Ce régime convient donc à toute personne voulant se lancer dans une nouvelle activité. Avec la simplification des procédures, le nouvel auto-entrepreneur aura le temps d’expérimenter la rentabilité de sa nouvelle activité. Que vous soyez salarié ou non, c’est un régime ouvert à tous. Une petite précision sémantique : depuis 2016 on parle plus de « micro-entrepreneur en lieu et place de « auto-entrepreneur .

Quels avantages pour l’auto-entrepreneur ?

Plusieurs avantages couvrent ce statut particulier d’entreprise. Vous disposez d’une gestion administrative très simplifiée. Vos cotisations sociales sont calculées seulement à base de votre chiffre d’affaires. Toutefois, les taux appliqués au chiffre d’affaires varient selon l’activité que vous exercez.

Quels sont vos droits et devoirs quand vous êtes un auto-entrepreneur ?

Comme toutes entreprises, l’auto-entreprise ou la micro-entreprise bénéficient des droits et devoirs dont la connaissance est nécessaire. Ce dernier doit toujours déclarer son chiffre d’affaires qui peut toutefois être nul selon l’échéance choisie lors de l’enregistrement. Tout auto-entrepreneur qui refuse de déclarer son chiffre d’affaires dans le délai imparti encourt des sanctions. De même, tout changement d’activité doit faire objet de déclaration. L’auto-entreprise n’a droit qu’à un seul numéro SIRET. Voilà autant d’obligations que requiert le statut d’auto-entrepreneur.

Peut-on déclarer son chiffre d'affaires quand on est auto-entrepreneur avec le Covid-19 ?

Une fois la déclaration auto-entrepreneur faites, vous disposez de 4 ou 6 mois pour faire la première déclaration de votre chiffre d’affaires selon l’échéance choisie. En fait, c’est une obligation pour celui-ci de déclarer son chiffre d’affaires. Toutefois, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. La crise du coronavirus a contraint le gouvernement à faciliter la déclaration du chiffre d’affaires et le paiement des cotisations. L’auto-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires et payer ses cotisations selon ses capacités sans majoration de retard.

Quelles sont les étapes à suivre pour déclarer son chiffre d'affaires ?

La procédure de déclaration du chiffre d’affaires est très simple. D’abord, vous remplirez une déclaration pour adhérer au statut d’auto-entrepreneur. Ensuite, vous renseignerez toutes les informations relatives à votre activité. Enfin, vous choisirez la date butoir pour faire déclarer votre chiffre d’affaires, c’est-à-dire trimestriellement ou mensuellement. Pour plus de précisions, vous pouvez visiter la plateforme d’Urssaf auto entrepreneur.

Est-il possible de faire une déclaration depuis son smartphone ?

C’est désormais possible de déclarer son chiffre d’affaires en ligne avec l’application « Autoentrepreneur Urssaf . De plus vous pouvez aussi faire la création auto-entrepreneur sur le site d’Urssaf. Le portail du gouvernement auto-entrepreneur gouv est aussi disponible pour tous renseignements sur cette auto-entreprise.

Que sera l’après-coronavirus chez les auto-entrepreneurs ?

Il est vrai que certaines entreprises individuelles reçoivent des aides pour passer cette période de crise. La préoccupation majeure consiste à se demander comment sera la période post-covid-19 chez les auto-entrepreneurs ? Pourront-ils faire face aux nouveaux défis qui s’offriront à eux ? La relance de leur activité sera-t-elle systématique ? Autant de questions qui suscitent des réflexions.

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